Chiffres clés en France : montée après Covid, puis stabilisation / recul
🔸Le nombre d’identifications d’animaux (chiens, chats, furets) enregistrées via I-CAD a fortement augmenté en 2020-2021, marquant l’essor des adoptions durant les confinements.
🔸En 2022, selon le Baromètre Facco-Odoxa, 61 % des Français possèdent au moins un animal de compagnie. Parmi eux, 30 % ont un chien, 39 % un chat.
🔸En 2023, I-CAD note 758 439 chiens identifiés, mais cela représente un léger recul par rapport à 2022, après les pics exceptionnels de 2020-2021.
En parallèle, les refuges de la SPA rapportent qu’en 2023-2024, alors que les recueils d’animaux restent élevés, les adoptions de chiens diminuent. Par exemple, en 2024, la SPA a placé 11 683 chiens en adoption, soit une baisse de 6,4 % par rapport à 2023.
Pourquoi ce boom après Covid ?
Plusieurs raisons expliquent pourquoi de nombreuses personnes ont adopté pendant la pandémie :
📌Le télétravail ou le confinement : beaucoup étaient davantage présents chez eux, cherchant compagnie ou soutien émotionnel.
📌L’isolement social : les animaux ont été une source de confort, de présence.
📌Le temps libéré : moins de trajets, moins d’activités extérieures, ce qui rendait possible de s’occuper d’un chiot ou d’un animal de refuge.
📌La visibilité médiatique : le bien-être lié aux animaux, les vidéos, les réseaux sociaux ont amplifié l’idée qu’adopter était une option “réconfortante”.
Les difficultés rencontrées depuis
Mais depuis le retour à la “normale”, plusieurs défis apparaissent :
⚡ Attentes irréalistes : certains adoptants ne mesurent pas les besoins réels d’un chien (temps, dépense émotionnelle, exercices, socialisation).
⚡ Coût de la possession en hausse : soins vétérinaires, alimentation, équipement… l’inflation impacte fortement ceux qui possèdent déjà ou souhaitent adopter.
⚡ Abandons croissants : chiens “à la mode” ou de races exigeantes, qui deviennent difficiles à gérer quand le quotidien évolue ou que l’humain a moins de disponibilité. La SPA signale que des races comme le Malinois ou les Bergers Australiens, populaires post-Covid, sont souvent abandonnées parce que leurs besoins en activité, éducation ou espace sont sous-estimés.
⚡Refuges saturés : les structures d’accueil peinent à absorber le nombre élevé d’animaux recueillis, faisant souvent face à des coûts vétérinaires élevés et à un manque de ressources.
Où en est-on aujourd’hui ?
🐾 Le boom post-Covid semble s’être stabilisé, voire se résorber légèrement :
🐾 L’identification des chiens montre un léger recul par rapport aux niveaux exceptionnels de 2021.
🐾 Les refuges constatent une baisse des adoptions de chiens mais aussi une hausse persistante des abandons, notamment en été.
🐾 Le contexte économique difficile est souvent cité comme un frein à l’engagement responsable : pour beaucoup, les coûts d’entretien, les soins, ou même les contraintes de logement rendent l’adoption plus lourde qu’attendu.
Ce qu’il faudrait pour aller mieux
✨ Sensibiliser davantage avant adoption : ce que la race demande, le tempérament, les soins, l’exercice.
✨ Un suivi après adoption : des refuges ou éducateurs qui accompagnent les adoptants pour prévenir les abandons.
✨ Une meilleure information sur les coûts réels liés à un chien.
✨ Politiques publiques plus favorables : aide vétérinaire, identification, stérilisation, soutien aux refuges.
Et vous, est ce que vous avez adopté un chien post-covid?
👉 Si vous avez besoin d’aide avec votre chien, n’hésitez pas à me contacter, j’ai la solution pour vous ! https://educetcoralie.fr/contact/ ou 06 62 44 54 14
Coralie Grandjean
Educatrice canine à Educ et Coralie
Sur Toulouse, Balma et alentours. Et partout en visio!